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30e anniversaire du trinôme académique

Le vendredi 2 février, le Campus de l'ISAE - SUPAERO a accueilli la manifestation célébrant les trente ans du trinôme académique. L'occasion de revenir sur le partenariat fécond entre l'ensemble des acteurs de la Défense.

Dans le cadre du 30e anniversaire de la création des trinômes académiques, l'académie de Toulouse a organisé vendredi 2 février 2018, une journée spéciale sur le Campus de l'ISAE - SUPAERO. Cette manifestation étroitement associée à la commémoration du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, a été organisée en partenariat avec les huit délégations militaires départementales, la direction régionale de l'agriculture et de la forêt et l'association régionale de l'institut des hautes études de défense nationale, partenaires de l'Éducation nationale au sein du trinôme académique.

Jean-René Joly, directeur de cabinet de la rectrice de l'académie de Toulouse,
le général Patrick Collet, commandant la 11e brigade parachutiste, délégué militaire départemental de la Haute-Garonne,
Jean-Louis Lemmet, président de l'association des auditeurs IHEDN en Midi-Pyrénées,
et Xavier Fidelle-Gay, représentant de la direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt,
se sont félicités de la richesse du programme de cette journée, dont les conférences avaient pour thème général « Grande Guerre et résilience ».
Chacun a souligné l'enjeu qui présida à sa création en 1987 : faire rayonner à l'échelle régionale et académique l'esprit de défense auprès des enseignants et des élèves. La suspension de l'appel sous le drapeau en 1997 renforce cet objectif et la nécessité d'un partenariat entre l'Education nationale, l'Armée et l'IHEDN.

Ces prises de parole ont également permis de tirer un bilan des actions et des partenariats engagés, d'abord sur le plan national à travers le film intitulé « Les trinômes académiques », puis dans l'académie : rallyes citoyens, classes de défense et sécurité globale, cadets de la défense, de la sécurité civile, interventions dans le cadre de l'ESPE, formations proposées par la DAFPEN rythment en effet l'actualité de la Défense dans les huit départements. S'y ajoutent également des actions ponctuelles s'adressant aux enseignants ou aux élèves sous la forme de conférences, de commémorations, de participation à différents concours mémoriels tels que le concours national de la Résistance et de la Déportation.

La conférence du général Irastorza intitulée « La Grande Guerre : la résilience des poncifs » a permis de revisiter l'histoire de la Première Guerre mondiale à l'aune des avancées de la recherche et de son expérience à la tête du GIP « Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale ». « L'histoire que nous avons apprise, celle qui nous a été transmise, celle qui nous est racontée nous a-t-elle enseigné la vérité ? Certains poncifs ont une solide capacité de résiliences... » Au-delà des idées reçues que sa conférence a permis de dissiper, il a ainsi interrogé les relations complexes entre le politique et le militaire, l'un faisant le vœu de nous épargner la guerre, l'autre de s'y préparer.

L'après-midi s'est ouverte sur la conférence de Jacques Péchamat et a été consacrée à l'industrie et l'aviation pendant la Première Guerre mondiale. Appuyant son propos sur de solides connaissances techniques, il a permis à l'auditoire de comprendre l'articulation entre le conflit et la naissance d'une arme emblématique de la modernité des combats qui relève à la fois d'une histoire économique et sociale - pour la production et l'innovation - et d'une histoire militaire - pour son utilisation au combat.

François Icher, IA-IPR d'histoire géographie et référent mémoire, défense et citoyenneté, a conclu cette journée en revenant sur l'enseignement de la Première Guerre mondiale. Retraçant l'évolution de l'enseignement de la Première Guerre mondiale jusqu'à aujourd'hui, il a rappelé la pluralité des approches disciplinaires et interdisciplinaires, l'importance du jeu d'échelles - du cas français à l'histoire comparée -, la place prépondérante des hommes et des femmes dans l'étude du conflit et la nécessité de s'interroger sur les liens complexes entre l'événement et la Seconde Guerre mondiale. Une telle évolution dans l'approche de la Grande Guerre traduit les avancées et les débats historiographiques autant que l'écho qu'elle rencontre aujourd'hui encore dans la société française comme en témoigne la richesse de ce cycle commémoratif en passe de se terminer. Enseigner la Première Guerre mondiale soulève évidemment des enjeux civiques : chaque conflit interroge le sens de notions importantes dans le parcours citoyen : la Patrie, la Nation, l'Etat, la cohésion nationale, l'engagement, la réconciliation et la paix. Mais l'enseignement de la Grande Guerre répond avant tout à un « devoir d'histoire » qui ouvre à une histoire des mémoires, tant il est vrai qu'« un événement n'est pas un dossier clos, un événement est ce qu'il devient. » (Michel de Certeau)

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