Archives et témoignages

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Les hommes et les femmes dans la guerre : la Haute-Garonne

Découvrez les témoignages d'hommes et de femmes, nés ou ayant vécus dans la Haute-Garonne. Le centenaire de la Première Guerre mondiale offre une occasion unique de valoriser ces documents dans le cadre de nos enseignements disciplinaires ou d'un projet pédagogique.

  • BALARD Auguste

    Né à Saint-Juéry (Tarn), Auguste Balard travaille comme livreur dans une pharmacie où il s'initie à l'étude des médicaments. Il est mobilisé en décembre 1914 et envoyé comme infirmier à l'ambulance 5/16 en juin 1915.
    Disponibilité : Son témoignage a été rédigé à partir d'un carnet de notes, analysé et en partie retranscrit dans Virginie Auduit, Carnet de guerre d'un ambulancier 1914-1918, mémoire de maîtrise, Université de Toulouse Le Mirail, 1998 (avec 75 pages d'extraits du témoignage).
    Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 44-45

    • BERTHELÉ Raoul

    Conservé aux archives municipales de Toulouse, les photographies de cet officier d'administration ont donné lieu à plusieurs expositions. Les 1500 plaques de verre et les 500 tirages papiers montrent la vie dans l'arrière-front : les enterrements, le ravitaillement, les ruines, la vie des civils à proximité du front,...
    Disponibilité : photographies déposées aux archives municipales de Toulouse et publiées dans 1914-1918 Images de l'arrière-front. Raoul Berthelé, lieutenant et photographe, ouvrage préparé par Rémy Cazals, préface de Geneviève Dreyfus-Armand, Toulouse, Privat, 2008, 128 p., 140 illustrations.
    Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 67-69

      • BONNEAU Georges

      Né en 1879, Georges Bonneau est issu d'une famille de la bourgeoisie toulousaine. Officier de carrière dans l'artillerie, il est en instance de divorce en 1914 et noue une relation avec Marie-Thérèse, une Albigeoise. Tout au long de la guerre, il lui écrit des lettres, ainsi qu'à ses parents et sa sœur. Il y raconte sa guerre, avec des différences intéressantes selon le destinataire.
      Disponibilité : témoignage publié. Decobert Sylvie, Lettres du front et de l'arrière (1914-1918), Carcassonne, Les Audois, 2000, 170 p. [extraits de la correspondance]
      Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 84-85.

      L'autocensure à l'œuvre : lettres de Georges et Marie-Thérèse Bonneau

        • BOUYSSOU Raymond

          Né en 1884 à Toulouse, employé à la Société Générale de Toulouse depuis 1899, Raymond Bouyssou est marié et père d'un enfant de sept ans en 1914. Ravitaillant l'artillerie, il vit sa guerre essentiellement dans l'arrière-front.
          Disponibilité : carnets de guerre publiés. Journal de campagne de R. O. Bouyssou, 1914-1918, préface de Frédéric Rousseau, Paris, Ed. des Trois Orangers, 2008.
          Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 94-95

          • BRUSSON (Famille)

          Les archives de l'entreprise de pâtes alimentaires Brusson Jeune (Villemur-sur-Tarn) contiennent 137 lettres adressées au patron par les ouvriers mobilisés. On y trouve par ailleurs le témoignage d'André Brusson, son fils, lui aussi au front (lettres envoyées et reçues et photographies). Les textes forment un ensemble particulièrement riche et témoignent des relations complexes et de l'importance des échanges entre le front et l'arrière.
          Disponibilité : documents déposés aux archives départementales de la Haute-Garonne et analysées par Rémy Cazals, « Lettres du temps de guerre » dans le livre collectif du Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement de la Haute-Garonne, La Chanson des blés durs, Brusson Jeune 1872-1972, Toulouse, Editions Loubatières, 1993, p. 70-128
          Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 100-102

          • CAUBET Georges

          Né à Toulouse en 1887, Georges Caubet est instituteur depuis 1908 à Lagraulet lorsque la guerre éclate. Marié, père d'une fille, il est mobilisé comme sergent au 214e régiment d'infanterie. Il laisse trois récits, l'un sur Verdun (février-mars 1916), l'autre sur les circonstances de sa capture, le 8 juin 1918, et le dernier sur sa captivité.
          Disponibilité : témoignage publié. Georges Caubet, Instituteur et sergent, Mémoires de guerre et de captivité, présentés par Claude Rivals, Carcassonne, FAOL, collection « La Mémoire de 14-18 en Languedoc », 1991, 135 p.
          Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 124.

          • CLAVEL Marcel

          Marcel Clavel, né en 1894, est issu d'une famille aisée de Toulouse. Admis à l'Ecole normal supérieure en juillet 1914, il suit une formation d'officier avant de rejoindre le front en janvier 1915 comme sous-lieutenant. En quelques mois, il se hisse au grade de capitaine. Il reste au front jusqu'en 1917, puis est affecté à l'instruction des troupes américaines.
          Disponibilité : lettres conservées aux archives départementales de la Haute-Garonne (1 J 181) et transcrites sous le titre Ultime témoignage sur la Première Guerre mondiale par un conscrit de la classe 14, normalien de la promo 14 à l'Ecole normale supérieure, 598 p. (exemplaire déposé aux archives départementales de la Haute-Garonne et à la Bibliothèque municipale de Toulouse).
          Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 134-135.

           

          • COUZY Baptiste

          Né en 1874 à Caragoudes (canton de Caraman, Haute-Garonne), d'une famille de propriétaires terriens, il est mobilisé le 27 octobre 1914, affecté trois jours plus tard au régiment d'infanterie de Montauban. Des cartes postales envoyées à sa famille éclairent un peu plus son parcours jusqu'à son affectation en tant que conducteur au 1er escadron du train, le 10 septembre 1917. Il meurt le 24 octobre 1918 d'une congestion pulmonaire.
          Disponibilité : les Archives départementales de la Haute-Garonne conservent son livret militaire, le registre matricule où il est inscrit, ainsi qu'une petite boîte, don de la famille, dans laquelle sont regroupées les affaires qu'il avait sur lui au moment de son décès. Le service éducatif propose une activité pédagogique sur le parcours de ce soldat.

          • CROSTE Bernard-Henri

          Né en 1896 à Esténos dans une famille de colporteurs, cet instituteur fraîchement sorti de l'école normale de Toulouse passe par Saint-Cyr et rejoint le front en octobre 1915, dans l'infanterie. Nommé sous-lieutenant en août 1917, il participe à l'offensive du printemps 1917. Il est capturé en mars 1918 et interné jusqu'à l'armistice dans le camp d'officiers de Trêves.
          Disponibilité : Ses souvenirs, rédigés dans les années 1960 à partir de notes prises pendant le conflit, a été publié à titre posthume. Pour la France ou pour des prunes. Souvenirs et réflexions d'un poilu pyrénéen, Sorèze, Anne-Marie Denis Editeur, 1999.
          Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 157-158.

            • FUSIE Henri

            Né en 1893 au château de la Boissède, près de L'Isle en Dodon dans une famille riche, Henri Fusié fait ses études au collège du Caousou à Toulouse, puis entame des études de droit. Il part dès le début de la guerre, et fait quelques mois de campagne dans l'infanterie, en Belgique, où il est victime de gelures aux pieds pendant l'hiver 1914-1915. Soigné à Perpignan, il retourne au front en février 1915, toujours dans l'infanterie (81e R.I., 7e Cie). Il meurt le 6 octobre 1915 à la ferme de Tahure, en Champagne, vraisemblablement touché par un éclat d'obus.
            Disponibilité : Ses lettres à sa famille et une partie de son carnet, de mars à octobre 1915, ont été publiées dans « Lettres du soldat Henri Fusié à sa famille (mars-octobre 1915) », Revue de Comminges, tome CXX, octobre-décembre 2004, pp. 489-549.
            Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 427-428.

            Un lien vital avec l'arrière...

            Extraits des lettres envoyées par Henri Fusié à sa famille, en 1915...

            • GALLIENI Joseph

            Né à Saint-Béat en 1849, le général Galliéni est nommé gouverneur général de Paris le 26 août 1914. Il joue un rôle important dans la bataille de la Marne. Ministre de la Guerre en octobre 1915, il meurt quelques mois plus tard, en mai 1916, à Versailles. Son journal de guerre est précieux tant pour comprendre le parcours et la personnalité de cet homme que pour éclairer les opérations militaires dans la première moitié de la guerre.
            Disponibilité : Ses carnets ont été publiés dès l'entre-deux-guerres.Joseph Gallieni, Les carnets de Gallieni. Paris, Albin Michel, 1932, 317 p.
            Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 219-220.

            • GUILHEM François

            Né à Toulouse en 1886, ce manutentionnaire aux entrepôts de la société L'Epargne est marié et père d'une fille lorsque la guerre éclate. Mobilisé dès août 1914 au 296e régiment d'infanterie, il combat en Alsace et en Artois en 1914, participe aux grandes offensives de Champagne en 1915, est à Verdun en juillet 1916. Le mois suivant, il est blessé, recueilli et soigné par les Allemands. Il termine sa guerre en captivité.
            Disponibilité : Les lettres émouvantes qu'il écrit à sa femme ont été numérisées. Un exemplaire doit être déposé aux archives municipales de Toulouse.
            Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 243-245.

            • TIREFORT Jean

            Lorsque la guerre éclate, Jean Tirefort, né à Toulouse en 1895, travaille avec son père, un petit entrepreneur. Il rejoint le front en juillet 1915 avec le grade de sergent dans l'infanterie, après plusieurs mois à la caserne. Il est tué le 6 octobre 1915 à Souchez avant d'avoir pu voir sa fille, née quelques mois plus tôt.
            Disponibilité : Ses lettres ont été publiées dans Roger Gau, Jean, classe 1915 ou Lettres volées à l'oubli, Toulouse, Les Amis des Archives de la Haute-Garonne, 1998, 159 p.
            Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 424.

            • VERDUN Théodore

            Né à Merville en 1877, Théodore Verdun était comptable et commissionnaire avant-guerre. Mobilisé comme lieutenant dans l'infanterie territoriale (135e RIT), il prend des notes particulièrement intéressantes sur un carnet jusqu'en juin 1915.
            Disponibilité : Une copie de ce carnet a été déposée aux archives municipales de Toulouse (1 Mi 2). Ce témoignage a également été étudié et transcrit par Etienne Houzelles, Théodore Verdun, un combattant de la Grande Guerre, Université de Toulouse Le Mirail, septembre 2006.
            Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 433-434.

             

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