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Un témoignage oral : Henri PORCHER

          Il a fallu attendre les années 1970 pour qu'émergent les écrits, les dessins ou les photographies de témoins d'origine populaire, conservés par les familles, et que soient constituées à l'initiative de plusieurs associations, dont l'ONAC, des archives orales. On doit ainsi à l'ONAC-VG de l'Aveyron ce témoignage d'Henri Porcher. 

Présentation du témoin et du témoignage

Né en 1897 à Capdenac-Gare, Henri Porcher fait ses études à l'Institution Saint-Joseph à Rodez. La guerre suspend son projet de suivre une formation à l'Ecole des Arts et Métiers de Reims. A 19 ans, il se trouve dans la Somme et participe, entre autres, aux combats de Craonne dans l'Aisne, au printemps 1917. Volontaire comme agent de liaison au service de la Télégraphie Par le Sol, il est capturé en juillet 1918. Libéré au lendemain de l'armistice, il rejoint Rodez.
Disponibilité : témoignage oral enregistré par l'ONAC dans les années 1980. Extraits à écouter ici.
Référence : « Grande Guerre, simple gens. Témoignages de poilus et de gens de l'arrière - Aveyron 1914-1918 », CD audio, ONAC-VG Aveyron, 2006.

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Un témoignage oral

          Le premier extrait ci-dessous témoigne de la force de certains souvenirs. Soixante ans après, il revient sur son baptême du feu et se souvient précisément de ses impressions (la peur et la confusion des sens). Dans le second, il fredonne la « chanson de Craonne », composée au printemps 1917 à l'occasion de l'offensive sur le Chemin des Dames. Ses remarques soulignent la postérité de la chanson dénonçant certains aspects de la guerre. Contrairement à ce qu'il soutient, la chanson n'a jamais été interdite, mais cet élément accentue sa portée contestataire.

extrait 1 extrait 2
« Quand j'ai vu le feu pour la première fois, j'avais 19 ans moins un mois... un gamin ! Si bien que quand nous sommes montés en ligne dans la Somme, on nous avait encadré par deux anciens. Nous étions les bleuets, nous, la classe 17... On nous avait baptisé les bleuets.
On nous avait encadré par deux anciens, parce que, vous savez, on l'avait comme ça le trouillomètre à zéro... Je me vois encore montant en ligne pour aller prendre position au ravin de l'aiguille... On traversait les batteries - batteries françaises - et alors chaque fois que ça y allait, ma peau elle était comme ça... on savait pas si ça venait de devant ou de derrière ! (rires) »
« La fameuse chanson de Craonne !
Adieu la vie, adieu l'amour, adieu toutes les femmes...
C'est pas fini, c'est pour toujours de cette guerre infâme,
C'est à Craonne, sur le plateau qu'on va laisser not' peau
Car nous sommes tous condamnés, nous sommes les sacrifiés...
Elle a été interdite cette chanson ! Il a été très difficile de la retrouver. Moi je l'ai retrouvé sur un livre [...] un livre de guerre... Elle est très bien cette chanson ! Seulement...
C'est malheureux d'voir sur les grands boul'vards
Tant d'gens qui font la foire,
Si pour eux la vie est rose,
pour nous, c' n'est pas la mêm' chose
Au lieu de... (hésitation)
Il ferait mieux monter aux tranchées
Pour défendr' leurs biens,
car nous n'avons rien,
nous autres, pauvr' purotins
Tous nos camarades sont tombés là-bas
pour défendr' les biens de ces richards-là.
Adieu la vie, adieu l'amour...
Elle a été interdite cette chanson de Craonne ! »

Ecouter son témoignage

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