Ressources

Partager cette page

La lettre, source d'information : Zacharie BAQUÉ

Présentation du témoin et du témoignage

Né à Vic-Fezensac en 1880, Zacharie Baqué était instituteur au moment de la mobilisation. Au front à partir du 2 septembre 1914 comme sergent au 288e régiment d'infanterie, il est évacué pour maladie en janvier 1915 et ne revient qu'en juillet. Puisant dans les lettres envoyées à sa femme, il compose un « journal » qui couvre la période d'août 1914 à décembre 1915.
Disponibilité : témoignage publié : Zacharie Baqué, Journal d'un poilu, août 1914-décembre 1915, Paris, Imago, 2003, 221 p.
Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., p. 49

Pour découvrir d'autres témoignages d'hommes et de femmes de notre région...

La correspondance, source d'information pour l'arrière

        Puisant dans les lettres envoyées à sa femme, il compose un « journal » qui couvre la période d'août 1914 à décembre 1915. On note ici la quête d'information des civils, cherchant dans les journaux des éléments susceptibles de les renseigner sur les dangers auxquels sont exposés leurs proches. La réponse de Zacharie Baqué à sa femme, le 31 décembre 1914, lève le voile sur un épisode évoqué dans le communiqué officiel : là où les autorités militaires saluent un progrès, lui ne décrit qu'une attaque coûteuse et inutile.

« Ma chère femme,
Tu m'as recommandé de ne pas te parler de la guerre, je l'ai fait le moins possible (c'était d'ailleurs mon intention avant ton désir) et paff ! tu me colles le Bois des Chevaliers en pleine figure. Il y a eu en effet « quelque chose » dans notre coin, ces jours-ci. »
Les Allemands avaient établi des bouts de tranchée en avant de leurs lignes, reliées à celles-ci par des boyaux. [...] Par imitation, on ouvrit une sape allant de notre tranchée dans la direction du petit poste ennemi. [...] une cinquantaine d'hommes furent lancés en avant, un matin, entre chien et loup ; ils surprirent les sentinelles, en tuèrent deux, ramenèrent deux blessés, tandis que le reste du petit-poste s'enfuit en donnant l'alarme. Alors, des deux côtés, canonnade, mitraille dans le gris... en cas... [...] Nous avons donc, dans l'intervalle primitif des tranchées, une deuxième tranchée avancée de quarante-cinquante mètres. C'est là notre « progression au bois des Chevaliers » qu'a mentionné le communiqué.
C'est maigre évidemment. A des affaires à peu près semblables se réduisent les opérations signalées depuis deux mois. N'empêche. Il est dur de progresser... les pertes sont toujours très élevées. [...] Les Allemands ont recommencé leur dispositif vingt-cinq mètres en arrière et on se regarde à nouveau... comme avant. »


Zacharie Baqué, Journal d'un poilu, août 1914-décembre 1915, Paris, Imago, 2003, pp. 96-98.

Partager cette page
  • Imprimer
  • Agrandir / Réduire

Les directions des services départementaux de l'éducation nationale

Carte des établissements de France

C'est pratique

Calendrier scolaire

 

Découvrez nos services en ligne

 

le handicap, tous concernés
Le handicap

 

DISPOSITIF VIGIPIRATE

DISPOSITIF VIGIPIRATE

Consignes de sécurité

 

Nous contacter

Vous avez une question ? Contactez-nous