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L'autocensure à l'œuvre : lettres de Georges et Marie-Thérèse Bonneau

Les échanges entre Georges et Marie-Thérèse Bonneau sont marqués par les silences volontaires de l'un et le besoin de savoir de l'autre.

Présentation des témoins

Né en 1879, Georges Bonneau est issu d'une famille de la bourgeoisie toulousaine. Officier de carrière dans l'artillerie, il est en instance de divorce en 1914 et noue une relation avec Marie-Thérèse, une Albigeoise. Tout au long de la guerre, il lui écrit des lettres, ainsi qu'à ses parents et sa sœur. Il y raconte sa guerre, avec des différences intéressantes selon le destinataire.

Sa femme, également en instance de divorce en août 1914, échange des lettres avec son amant, Georges Bonneau, capitaine d'artillerie. Au fil de ses 387 lettres, on découvre la vie d'une bourgeoise à l'arrière.


Disponibilité : témoignage publié. Decobert Sylvie, Lettres du front et de l'arrière (1914-1918), Carcassonne, Les Audois, 2000, 170 p. [extraits de la correspondance]
Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 84-85.

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Une autocensure manifeste

            Cette correspondance atteste de l'importance des phénomènes d'autocensure. Blessé à la jambe par l'explosion d'un obus lors d'une attaque très violente le 15 juin 1915 (1), Georges cache à sa sœur les véritables raisons de sa blessure, qu'il présente comme un accident (2). Sans aller jusqu'à mentir à Marie-Thérèse, il reste évasif, mais son silence ne fait qu'accentuer les angoisses de sa maîtresse (3-4). Ainsi l'exhorte-t-elle, au fil des lettres, à ne rien lui dissimuler (5).

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