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Les filles et la science: pour en finir avec les préjugés
En direct des écoles, collèges et lycées

Isabelle Kyoko Vin, l'une des vingt chercheuses françaises de la Fondation L'Oréal est intervenue auprès des élèves du Lycée Pierre-Paul Riquet.

Jeudi 10 et vendredi 11 mars,  Isabelle Kyoko Vin, l'un des vingt prix décernés par la Fondation L'Oréal*, a rencontré 420 élèves du Lycée dans le cadre de l'action « Les filles et la science ».

Elle n'a pas encore trente ans et figure déjà parmi les chercheuses françaises en vue. Cette jeune femme, qui était enseignante-chercheuse jusqu'en juin à Lille 1, a été sélectionnée pour l'espoir que suscitent ses recherches. Elle ambitionne en effet la conception d'un outil permettant de cartographier en temps réel et en 3D les zones sinistrées. Une innovation qui permettrait de révolutionner la recherche de victimes de catastrophes naturelles.

Cette distinction nationale donne aussi une nouvelle visibilité à son travail car Isabelle Kyoko Vin est désormais financée par la Fondation Sciences et Technologies pour l'aéronautique et a été embauchée à l'Onera de Toulouse, le centre français de recherche aérospatiale. Sa présence au Lycée de l'Espace s'imposait donc...

Les filles et les études scientifiques

Dynamique et proche des lycéennes, elle a su faire passer facilement son message.

Qu'est-ce qui ne va pas entre les sciences et les filles ? Comment est-il possible qu'elles, premières de la classe durant leur scolarité obligatoire, ne lorgnent même pas les meilleures écoles et se refusent les belles carrières qu'un parcours universitaire leur offrirait ?

En effet, selon un sondage Opinion Way pour la Fondation L'Oréal, 67 % des Européens pensant que les femmes n'ont pas les capacités requises pour accéder à des postes scientifiques de haut niveau.

L'ascenseur à filles est dangereusement bloqué ! A ce rythme, il faudra attendre 2080 pour atteindre la parité entre chercheurs et chercheuses en sciences dures au Centre national de la recherche scientifique.

Les filles boudent autant les études scientifiques à l'université qu'en grandes écoles : elles ne sont que 16 % à étudier les mathématiques, et 20 % à opter pour la physique dans les facs.

Les filles réussissent pourtant mieux à l'école

Au collège, les filles sont les meilleures élèves. Quelque 88,9 % d'entre elles décrochent le brevet, contre 83,4 % des garçons. En fin de lycée, elles sont plus nombreuses à ne pas avoir été écartées des filières générales. Parmi les candidats qui se présentent à un bac, 86,7 % des filles l'obtiennent contre 82,3 % des garçons.

Si on remonte toute la filière de l'excellence, on observe comment la déperdition s'opère à chaque palier d'orientation. A l'entrée en 1re scientifique disparaît la parité puisque seules 45 % des filles s'y engagent. Quand il s'agit d'entrer en classe préparatoire, nouvelles pertes puisque les classes de maths-physique (MP) ne comptent plus que 23 % de jeunes femmes. Quant aux MP étoile - celles qui préparent aux meilleures écoles -, elles sont à 17 % composées de filles... C'est ainsi que l'on arrive encore en France, en 2014, à ne former que 27 % d'ingénieures femmes.

Il y a urgence à ce que les filles investissent la filière scientifique. Il est économiquement non viable de se priver de la moitié des cerveaux !


*Distinction, décernée en partenariat avec l'Académie des sciences et la Commission nationale française pour l'UNESCO, permet de donner un coup de projecteur sur les compétences et les travaux de vingt chercheuses, tout en soutenant leur carrière.

 



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