Politiques éducatives

Europe

La coopération avec les régions d'Espagne

La coopération avec les landers d'Allemagne

La coopération avec le comté du Norfolk

Les sections européennes

 

 

La coopération avec les régions d'Espagne

      Le tropisme ibérique de l'académie Midi-Pyrénées peut être apprécié par la place qu'y occupe l'enseignement de langue espagnole :

  • première académie de France pour le poids de l'espagnol en LV1 (8%),
  • l'espagnol est la deuxième LV dans le second cycle (environ 75%),
  • 131 sections européennes (113 pour l'anglais),
  • 133 sections bilangues,
  • une section internationale (école Michelet, collège Michelet puis Lycée Saint-Sernin à Toulouse),
  • 150 appariements ou échanges avec l'Espagne en 2008,
  • plus de soixante assistants de langue hispanophones (50% Espagnols).

     Les relations bilatérales pionnières établies par l'académie dès 1999 sont aujourd'hui absorbées dans le cadre des partenariats favorisés par l'Union européenne dans le cadre du soutien au transfrontalier. L'Eurorégion regroupe la Catalogne, l'Aragon, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Nous nous efforçons ainsi de nous inscrire dans une logique régionale portée par les collectivités territoriales. Les conventions renouvelée ou signée avec l'Aragon en 2007 et la Catalogne en 2008 sont assorties de plans d'actions annuels qui recouvrent les différents secteurs de la coopération éducative.

La coopération avec l'Aragon

      La décentralisation éducative en Espagne a permis à l'autonomie d'Aragon d'affirmer avec force une action volontariste en faveur des langues étrangères avec le développement du français (sections bilingues) et cela dans une perspective transfrontalière. La convention renouvelée en 2007 a débouché sur un plan d'actions 2007-2008 qui sera renouvelé début 2009 :

  • dans le premier degré : constitution à partir des écoles de l'académie de Toulouse offrant déjà l'espagnol comme langue vivante d'une liste de douze écoles qui - à titre expérimental – constituerait un réseau avec les douze établissements aragonais,
  • dans le second degré : coopération en matière de formation DNL, consolidation des partenariats entre établissements ; des contacts ont été noués à l'occasion de l'exposition de Saragosse.
     

La coopération avec la Généralité de Catalogne

      Amorcée en 1999, la coopération a été vivement relancée en 2008 avec la signature d'une nouvelle convention. Un plan d'actions l'accompagne, prenant appui sur des établissements-pilotes, tel le lycée Saint-Exupéry de Blagnac pour la formation à la maintenance aéronautique. Celui-ci, qui s'illustre déjà par des échanges avec Hambourg, accueillera dorénavant des jeunes Catalans et des formateurs. Il est question aussi de développer une coopération en matière de formation aux métiers de la restauration. Ces deux projets s'inscrivent dans un programme communautaire, aussi bien pour les financements que pour l'élaboration de référentiels partagés. La Région Midi-Pyrénées est impliquée dans ces projets. L'enseignement général n'est pas oublié avec la consolidation des actions concernant le théâtre, le cinéma, les langues occitane et catalane mais aussi et, c'est très prometteur, les TICE et les questions de santé.
 

Liens utiles : 

Pour développer des partenariats entre établissements, vous pouvez utiliser les pages du département pour l'Education de la Généralité de Catalogne : http://www.xtec.cat/projxarxa/formularis/form_anuncis.htm
mène à un formulaire qui s'adresse aux professeurs qui voudraient réaliser un projet et qui veulent trouver des partenaires pour le développer. Une fois les demandes validées elles apparaîtront sur le tableau d'annonces, sur l'adresse http://www.xtec.cat/projxarxa/creacio/tauleranuncis/index.htm . Une autre adresse pour travailler sur les projets eux-mêmes http://www.xtec.cat/projxarxa/formularis/form_projectes.htm mène aussi à un formulaire à remplir. 

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Coopération avec les landers d'Allemagne

      Les élèves de lycées peuvent séjourner de trois à six mois en Allemagne dans le cadre des programmes Sauzay et Voltaire. Cette opportunité exceptionnelle donnée aux élèves de connaître dans l'établissement scolaire de leurs correspondants, dans les familles d'accueil, la vie quotidienne en France ou en Allemagne, est coordonnée et en partie financée par l'Office franco-allemand pour la Jeunesse.


Land de Basse-Saxe

     

 

Land de Hambourg

      La coopération avec le land de Hambourg se fait dans le cadre de l'ambition aéronautique européenne que représente Airbus et EADS. En effet, les élèves apprentis du lycée de Blagnac St Exupéry, spécialisé dans l'aéronautique ont pu se rendre chez leur camarade allemands afin de se former directement dans les usines de l'avioneur dans le cadre de stages spécialisés.

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Coopération avec le comté de Norfolk

     Mis en œuvre à partir de 2001, le partenariat entre l' académie de Toulouse et le comté du Norfolk a été pionnier sur le plan des relations franco-britanniques. Les Accords du Touquet furent suivis d’une convention bilatérale en 2005 dans laquelle la coopération décentralisée s’insère nécessairement.

Un contexte particulier

      Le contexte britannique et les conditions de notre coopération bilatérale doivent être rappelés car nous avons à faire à un système éducatif très étranger. Les Britanniques sont allés très loin sur le chemin de la décentralisation et de l’autonomie des établissements scolaires. La répartition des compétences entre les établissements, les collectivités territoriales et l’Etat montre que ce dernier n’a la main que sur les programmes.
Il n’y pas plus de Ministère de l’Education, avec Gordon Brown le Ministry of Education and Skills a laissé la place à un Department for Children, Schools and families et à un Department for Innovation, Universities and skills. De plus une série d’organisations fonctionnent comme des agences et remplissent des missions ainsi «externalisées». Une politique volontariste a entraîné la relance la coopération entre les deux Etats aussi bien sur les questions de défense que sur les questions éducatives.

     Autre spécificité : l’enseignement professionnel relève d’une autre organisation et il n’est pas conçu comme un élément relevant de l’enseignement scolaire. Les Britanniques sont aussi confrontés à l’échec et à la violence scolaires, ils doivent conduire un plus grand nombre de jeunes vers l’enseignement supérieur. En fait comme tous les gouvernements des pays industrialisés, celui du Royaume-Uni doit relever les défis dits de Lisbonne. Le gouvernement travailliste a fait de l’école une de ses toutes premières priorités.  Un des secteurs où les défis sont les plus grands concerne notre coopération, c'est celui de l’enseignement des langues. Il n’y a pas, à ce jour d’enseignement obligatoire de langue vivante pour les moins de 14 ans. Il est prévu que à partir de 2010, les écoliers, à partir de 7 ans (Key Stage2) étudieront une langue vivante. Ce sera majoritairement le français. Mais, dans ces conditions, la demande émanant des écoles de l'Union européenne pour nouer des partenariats, excède toujours celle des écoles britanniques.
 

Les axes de la coopération

     Les rencontres de décembre 2006, octobre 2007 et novembre 2008 ont permis de rédiger un avenant assurant le renouvellement de notre accord avec le Comté du Norfolk ainsi que des plans d’actions annuels.

Nous avons retenu les actions suivantes :

  • Poursuite des partenariats existant et extension avec la mise en place d'un réseau d'écoles du premier degré : le British Council est prêt à appuyer le mouvement et le correspondant local de eTwinning apporte son concours et ainsi alimenter le programme "Mille visioconférences",
  • Offre de séjours d'observation (shadowing) cet automne pour enseignants de DNL dans les sections européennes,
  • Organiser la venue d'un groupe de chefs d'établissements du Norfolk qui permettrait aussi la poursuite du travail du séminaire de Rodez du 28 novembre sur « la gouvernance des établissements scolaires » . Ce type de Headteacher Buddying /  rencontres de chefs d’établissement permettrait aussi de consolider des partenariats,
  • Consolider le réseau des établissements partenaires du second degré,
  • Etendre les partenariats à l’enseignement professionnel : trouver dans le Norfolk les établissements susceptibles de pouvoir coopérer avec les lycées professionnels de l'académie déjà identifiés,
  • Reprendre le dossier de la coopération éducative autour du sport et du "rugby" en particulier,
  • Développer la coopération en matière de santé scolaire.

 

 

Les sections européennes

       Le texte officiel concernant la mise en place de sections européennes dans le second degré est la circulaire n° 92-234 du 19 août 1992, parue au bulletin officiel de l'Education nationale n° 32 du 12 septembre 1992.

Mises en place en 1992 les sections européennes, implantées dans les collèges et les lycées d'enseignement général et technologique et les lycées professionnels, ont pour vocation de proposer un enseignement ouvert sur l'Europe en proposant :

  • un apprentissage renforcé d'une langue étrangère,
  • un enseignement en langue étrangère d'une ou plusieurs Disciplines Non Linguistiques (D.N.L.),
  • une action d'ouverture internationale forte.

Ainsi, les sections européennes entendent développer chez les élèves la conscience d'appartenir à l'Europe par une meilleure perception des enjeux civiques, intellectuels et professionnels du dialogue interculturel.
 

Section espagnole

      L'académie de Toulouse compte deux filières internationales qui conduisent à l'option internationale du baccalauréat (OIB).
Une section espagnole fonctionne avec l'appui d'enseignants espagnols détachés par leur ministère à Toulouse dans le cadre de l'école Michelet, du collège Michelet et enfin du lycée Saint-Sernin. A l'issue de la classe de seconde, les élèves peuvent accéder aux différentes voies d'enseignement général. Ils passent un BAC international Français Espagnol dont les sujets des épreuves de l'Option Internationale sont arrêtés par les deux Ministères de l'Education, Français et Espagnol.
 

Section britannique

      Une section britannique est active à Colomiers, dans les classes de collège et de lycée de la cité scolaire Victor Hugo. Des enseignants, locuteurs anglophones natifs, contribuent à son bon fonctionnement.
 

Section ABIBAC

      Le Lycée International Victor-Hugo de Colomiers propose filière Abi-Bac, qui permet aux élèves qui la suivent de présenter à la fois le baccalauréat français (série littéraire, série économique et sociale, série scientifique) et l'Abitur allemand. Cette filière fait l'objet d'une convention entre le gouvernement français et le gouvernement allemand. Chaque lycée français concerné – il y en a actuellement une dizaine - est jumelé avec un lycée allemand qui propose le même cursus, le lycée Victor-Hugo est jumelé avec le lycée de Bad Bergzabern en Rhénanie-Palatinat.

 
 
 
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