Cet espace est dédié aux personnels de l'éducation.
Les élèves de lycées peuvent séjourner de trois à six mois en Allemagne dans le cadre des programmes Sauzay et Voltaire. Cette opportunité exceptionnelle donnée aux élèves de connaître dans l'établissement scolaire de leurs correspondants, dans les familles d'accueil, la vie quotidienne en France ou en Allemagne, est coordonnée et en partie financée par l'Office franco-allemand pour la Jeunesse.
La coopération avec le land de Hambourg se fait dans le cadre de l'ambition aéronautique européenne que représente Airbus et EADS. En effet, les élèves apprentis du lycée de Blagnac St Exupéry, spécialisé dans l'aéronautique ont pu se rendre chez leur camarade allemands afin de se former directement dans les usines de l'avioneur dans le cadre de stages spécialisés.
Mis en œuvre à partir de 2001, le partenariat entre l' académie de Toulouse et le comté du Norfolk a été pionnier sur le plan des relations franco-britanniques. Les Accords du Touquet furent suivis d’une convention bilatérale en 2005 dans laquelle la coopération décentralisée s’insère nécessairement.
Le contexte britannique et les conditions de notre coopération bilatérale doivent être rappelés car nous avons à faire à un système éducatif très étranger. Les Britanniques sont allés très loin sur le chemin de la décentralisation et de l’autonomie des établissements scolaires. La répartition des compétences entre les établissements, les collectivités territoriales et l’Etat montre que ce dernier n’a la main que sur les programmes.
Il n’y pas plus de Ministère de l’Education, avec Gordon Brown le Ministry of Education and Skills a laissé la place à un Department for Children, Schools and families et à un Department for Innovation, Universities and skills. De plus une série d’organisations fonctionnent comme des agences et remplissent des missions ainsi «externalisées». Une politique volontariste a entraîné la relance la coopération entre les deux Etats aussi bien sur les questions de défense que sur les questions éducatives.
Autre spécificité : l’enseignement professionnel relève d’une autre organisation et il n’est pas conçu comme un élément relevant de l’enseignement scolaire. Les Britanniques sont aussi confrontés à l’échec et à la violence scolaires, ils doivent conduire un plus grand nombre de jeunes vers l’enseignement supérieur. En fait comme tous les gouvernements des pays industrialisés, celui du Royaume-Uni doit relever les défis dits de Lisbonne. Le gouvernement travailliste a fait de l’école une de ses toutes premières priorités. Un des secteurs où les défis sont les plus grands concerne notre coopération, c'est celui de l’enseignement des langues. Il n’y a pas, à ce jour d’enseignement obligatoire de langue vivante pour les moins de 14 ans. Il est prévu que à partir de 2010, les écoliers, à partir de 7 ans (Key Stage2) étudieront une langue vivante. Ce sera majoritairement le français. Mais, dans ces conditions, la demande émanant des écoles de l'Union européenne pour nouer des partenariats, excède toujours celle des écoles britanniques.
Les rencontres de décembre 2006, octobre 2007 et novembre 2008 ont permis de rédiger un avenant assurant le renouvellement de notre accord avec le Comté du Norfolk ainsi que des plans d’actions annuels.
Nous avons retenu les actions suivantes :
Le texte officiel concernant la mise en place de sections européennes dans le second degré est la circulaire n° 92-234 du 19 août 1992, parue au bulletin officiel de l'Education nationale n° 32 du 12 septembre 1992.
Mises en place en 1992 les sections européennes, implantées dans les collèges et les lycées d'enseignement général et technologique et les lycées professionnels, ont pour vocation de proposer un enseignement ouvert sur l'Europe en proposant :
Ainsi, les sections européennes entendent développer chez les élèves la conscience d'appartenir à l'Europe par une meilleure perception des enjeux civiques, intellectuels et professionnels du dialogue interculturel.
L'académie de Toulouse compte deux filières internationales qui conduisent à l'option internationale du baccalauréat (OIB).
Une section espagnole fonctionne avec l'appui d'enseignants espagnols détachés par leur ministère à Toulouse dans le cadre de l'école Michelet, du collège Michelet et enfin du lycée Saint-Sernin. A l'issue de la classe de seconde, les élèves peuvent accéder aux différentes voies d'enseignement général. Ils passent un BAC international Français Espagnol dont les sujets des épreuves de l'Option Internationale sont arrêtés par les deux Ministères de l'Education, Français et Espagnol.
Une section britannique est active à Colomiers, dans les classes de collège et de lycée de la cité scolaire Victor Hugo. Des enseignants, locuteurs anglophones natifs, contribuent à son bon fonctionnement.
Le Lycée International Victor-Hugo de Colomiers propose filière Abi-Bac, qui permet aux élèves qui la suivent de présenter à la fois le baccalauréat français (série littéraire, série économique et sociale, série scientifique) et l'Abitur allemand. Cette filière fait l'objet d'une convention entre le gouvernement français et le gouvernement allemand. Chaque lycée français concerné – il y en a actuellement une dizaine - est jumelé avec un lycée allemand qui propose le même cursus, le lycée Victor-Hugo est jumelé avec le lycée de Bad Bergzabern en Rhénanie-Palatinat.