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L’académie de Toulouse présente un paradoxe. En dépit de bons résultats pédagogiques au niveau académique, les écarts territoriaux demeurent importants et la performance finale du système éducatif médiocre.
Les résultats aux derniers examens et évaluation sont très bons, aidés par des acquis très solides dés le primaire. Les résultats académiques sont supérieurs au niveau national dans le secondaire mais la « marge » se réduit.
Ces bons résultats cachent également de forts écarts territoriaux au sein de la région Midi-Pyrénées. Ces écarts trouvent pour partie leur origine dans la très grande diversité de la région Midi-Pyrénées avec une démographie déséquilibrée entre l’aire urbaine de la métropole en constante expansion et des départements dont la majeure partie du territoire relève du rural isolé. De plus, les « niveaux ajoutés » des établissements des différents départements restent très disparates.
Les retards scolaires illustrent l’hétérogénéité de l’académie de Toulouse. Ces écarts trouvent leur origine dans des taux de redoublements qui varient fortement entre les départements et en fonction du niveau d’enseignement.
L’étude des taux de passage de la troisième à la seconde et des taux de sortie de l’éducation nationale est particulièrement révélatrice des écarts territoriaux dus en partie à une carte des formations déséquilibrée.
Ainsi si les sorties du système éducatif Midi-Pyrénéens sans qualifications sont plus faibles qu’au niveau national, l’accès au niveau du baccalauréat (niveau IV) est médiocre (20ème académie en France métropolitaine) bien qu’en nette augmentation depuis l’entrée en vigueur du bac pro 3 ans (+ 6.7 points).
La proportion de bacheliers dans une génération reste faible en dépit de bon taux de réussite à cet examen et les poursuites d’études post bac bien que bonnes sont en diminution même si le pourcentage de diplômés de l’enseignement supérieur reste supérieur au niveau national.