Les inspecteurs de l'éducation nationale ont une double fonction, administrative et pédagogique. Ils l'exercent dans une circonscription dite du premier degré.
Savoir lire, écrire, parler est la première des priorités de l'Ecole. Ces compétences conditionnent l'accès à tous les domaines du savoir.
A l'école maternelle, l'élève acquiert les compétences sur lesquelles vont s'appuyer les apprentissages systématiques de l'école élémentaire. Il doit notamment maîtriser un vocabulaire riche et varié intégré à une bonne expression orale. Il doit aussi être familiarisé avec les diverses formes de l'écrit.
Dès le cours préparatoire et plus encore au cours élémentaire première année lorsqu'un élève éprouve des difficultés et qu'il risque de ne pas maîtriser les repères attendus, un programme personnalisé de réussite éducative lui est proposé. L'apprentissage de la lecture est au cœur de ces préoccupations.
L'adaptation scolaire : Un suivi et un accompagnement très attentif sont organisés au profit des élèves, non atteints de handicap, qui rencontrent des difficultés importantes ou durables dans les apprentissages scolaires.
A l'école, dans chaque circonscription, les enseignants spécialisés du « dispositif ressource » que constitue le Réseau d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté (RASED) apportent des aides adaptées en complément de l'action des maîtres des classes où ils sont inscrits.
Au collège, les élèves peuvent être orientés par une commission (la CDOEA) pour être scolarisés dans les dispositifs d'Enseignement Général et Professionnel Adaptés (SEGPA et EREA).
Par ailleurs, pour les élèves hospitalisés, sont mises en place des « Aides Pédagogiques A Domicile » (APAD). Enfin, en milieu pénitentiaire (Centre Educatif Fermé) un enseignement adapté est assuré auprès des adolescents concernés.
La scolarisation des élèves handicapés : pour tout élève en situation de handicap, le droit à la scolarisation à l'Ecole de tous est consacré par la loi de février 2005. L'objectif prioritaire est de garantir à chacun une place et un projet personnalisé de scolarisation (PPS). Ce projet organise la scolarité de l'élève handicapé et assure la cohérence et la qualité des accompagnements et des aides nécessaires à partir d'une évaluation globale de la situation des besoins de l'élève : adaptations pédagogiques, accompagnement thérapeutique ou éducatif, attribution d'un auxiliaire de vie scolaire, ou de matériels pédagogiques adaptés. Il est arrêté avec la participation et l'accord des parents par la commission des droits et de l'autonomie (CDA) créée auprès de la « Maison Départementale des Personnes Handicapées » (MDPH).
La scolarisation des élèves peut être organisée dans une classe (scolarisation individuelle) ou dans un dispositif collectif (CLIS ou ULIS) d'une école ou d'un établissement scolaire ou dans une unité d'enseignement d'un établissement médico-social. Chaque parcours de formation fait l'objet d'un suivi régulier par une équipe spécifique animée par un enseignant référent, avec une grande attention à la première année de scolarisation de l'enfant, aux transitions entre les niveaux d'enseignement (maternelle, élémentaire, collège, lycée) et à la recherche de possibles « passerelles » entre les différentes modalités d'organisation de la scolarité.
La culture numérique implique l'usage sûr et critique des techniques de la société de l'information. Il s'agit de l'informatique, du multimédia et de l'internet, qui désormais irriguent tous les domaines économiques et sociaux.
Ces techniques font souvent l'objet d'un apprentissage empirique hors de l'école. Il appartient néanmoins à celle-ci de faire acquérir à chaque élève un ensemble de compétences lui permettant de les utiliser de façon réfléchie et plus efficace.
À l'école, au collège et au lycée, le brevet informatique et internet (B2i) affirme la nécessité de dispenser à chaque futur citoyen la formation qui, à terme, lui permettra de faire une utilisation raisonnée des technologies de l'information et de la communication, de percevoir les possibilités et les limites des traitements informatisés, de faire preuve d'esprit critique face aux résultats de ces traitements, et d'identifier les contraintes juridiques et sociales dans lesquelles s'inscrivent ces utilisations.
L'usage des technologies de l'information et de la communication à l'école est nécessaire pour permettre la validation des compétences du socle commun spécifiques à ce domaine, et pour développer de nouvelles pratiques pédagogiques favorisant les acquisitions des élèves dans l'ensemble des disciplines.
Le traitement des questions liées au développement durable, déterminantes pour notre avenir collectif d'humains, occupe une place de plus en plus centrale dans la vie des sociétés dites développées.
L'enseignement des sciences, tout aussi fondamental que celui du français, des mathématiques ou des langues vivantes, retient tout particulièrement l'attention.
En conséquence la pratique d’une démarche d’investigation, et ce dès le plus jeune âge, est donc de la première importance, notamment pour éveiller la curiosité, développer les capacités d'observation, apprendre à émettre des hypothèses et à les vérifier et ceux afin de maîtriser des connaissances dans divers domaines scientifiques.
L'enseignement d'une langue vivante étrangère est désormais obligatoire. Il vise à mieux préparer les élèves à l'intégration dans l'espace de l'Union, notamment en les conduisant à une meilleure compréhension interculturelle et également à participer à la construction d'une citoyenneté européenne. Il vise aussi à donner les atouts nécessaires à une mobilité réussie ainsi qu'à l'intensification des échanges internationaux. Dans ce domaine, existe également un enseignement des langues de France autres que la langue nationale. Certaines d'entre elles bénéficient d'un statut de langue officielle dans certains pays (ex. la langue catalane en Espagne). Dans notre département, la langue régionale enseignée est l'occitan.
L'allemand, l'anglais et l'espagnol sont les langues étrangères enseignées de l'école au lycée. L'italien est enseigné au collège et au lycée.
- Formation continue :
La formation des enseignants du premier degré est une nécessité qui doit répondre à des objectifs pluriels :
La conception du plan de formation fait l’objet d’un cahier des charges précis, d’un travail collectif des différents acteurs.
- La formation initiale des professeurs des écoles stagiaires :
L’année scolaire 2010-2011 a vu la mise en place de la réforme du recrutement des enseignants du premier degré. Les lauréats du concours sont dorénavant nommés fonctionnaires stagiaires. Cette année de prise de fonction doit favoriser leur entrée dans le métier et s’inscrire dans un continuum de formation.
Le dispositif d’accueil, d’accompagnement et de formation comprend trois temps complémentaires :