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Les hommes et les femmes dans la guerre : le Tarn

Découvrez les témoignages d'hommes et de femmes, nés ou ayant vécus dans le Tarn. Le centenaire de la Première Guerre mondiale offre une occasion unique de valoriser ces documents dans le cadre de nos enseignements disciplinaires ou d'un projet pédagogique.

  • ALENGRIN Joseph

Né en 1882 à Murat-sur-Vèbre, il est clerc de notaire lorsque la guerre éclate. Marié, jeune père, il part comme caporal au 7e Bataillon de Chasseurs alpins. Blessé en septembre 1914, il est capturé en janvier 1915 et envoyé dans des camps de prisonniers en Allemagne. Il laisse trois carnets, rédigés après la guerre à partir de notes prises durant le conflit.
Disponibilité : Témoignage publié dans les Cahiers du Rieumontagné, n° 42, août 1999.
Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 29-30.

  • AMALRIC Adrien

Né à Saint-Sulpice-la-Pointe, Adrien Amalric est un jeune instituteur en 1914. Mobilisé dès les premières semaines, il meurt en 1917. Il raconte sa guerre en prenant des notes quotidiennes sur des carnets, conservés par la famille.
Disponibilité : Le carnet de 1914 a été publié en 2006 sous le titre C'était 14. Les événements et parallèlement le carnet de guerre d'Adrien Amalric.
Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 33-34.

  • AUQUE Charles

Né près de Mazamet, Charles travaille comme ouvrier dans l'industrie du délainage au moment où la guerre éclate. Mobilisé en décembre 1914, il part au front avec le 7e Bataillon de Chasseurs alpins. Ses lettres à ses parents, qui s'échelonnent de septembre 1914 à la fin de la guerre, constituent un témoignage précieux.
Disponibilité : transcription des lettres par la famille dans un manuscrit largement cité dans R. Cazals et A. Loez, Dans les tranchées de 1914-18, Paris, CAIRN, « La vie au quotidien », 297 p.
Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 40-42.AMALRIC Adrien

  • BANQUET Emile

Né à Albi en 1879 dans une famille de briquetiers, Emile est marié et père de deux enfants en 1914. Mobilisé comme maréchal des logis dans l'artillerie, il entretient une correspondance régulière avec sa femme, du 2 août 1914 au 18 janvier 1919.
Disponibilité : transcription des lettres par la famille.
Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 47-48.

  • BES Victorin

    Né à Castres en 1895, Victorin Bès est surveillant de collège à Mirande (Gers) en août 1914. Mobilisé en décembre 1914 dans l'infanterie, il tient un carnet durant toute la guerre remarquable par sa liberté de ton et sa finesse d'analyse.
    Disponibilité : témoignage publié. Bès Victorin, Journal de route 1914-1918, Le carnet d'un soldat castrais de la Grande Guerre, présenté par Jean Faury, Castres, Société culturelle du pays castrais, 2010, 208 p.
    Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 70-72.

    Sept extraits du carnet de guerre de Victorin Bès...

    • BIROT Louis

    Né à Albi en 1863, Louis Birot est archiprêtre à la cathédrale d'Albi lorsque la guerre éclate. A 51 ans, il part comme aumônier des ambulances de la 31e division d'infanterie dès août 1914. Entre son carnet et sa correspondance, il fait preuve d'une grande lucidité et d'une grande minutie dans la description des situations vécues pendant toute la guerre.
    Disponibilité : témoignage publié. Birot Louis, Carnets. Un prêtre républicain dans la Grande Guerre, Albi, FSIT, 2000, 333 p.
    Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 74-76.

    • BONNEAU Marie-Thérèse

    Cette jeune Albigeoise, en instance de divorce en août 1914, échange des lettres avec son amant, Georges Bonneau, capitaine d'artillerie. Au fil de ses 387 lettres, on découvre la vie d'une bourgeoise à l'arrière.
    Disponibilité : témoignage publié. Decobert Sylvie, Lettres du front et de l'arrière (1914-1918), Carcassonne, Les Audois, 2000, 170 p. [extraits de la correspondance]
    Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 84-85.

    L'autocensure à l'œuvre : lettres de Georges et Marie-Thérèse Bonneau
    Le témoignage d'une femme dans la Grande Guerre (extraits)

    • CALVET Jean

    Figure marquante de la vie de Gaillac, il est mobilisé dès août 1914. Blessé en septembre, il regagne le front en janvier 1916, comme officier, il relate ses souvenirs dans l'immédiat après-guerre et publie également ses discours en l'honneur des morts de la guerre en tant que maire de sa ville.
    Disponibilité : témoignage publié. Calvet Jean, A la sueur du front. Récits et impressions de guerre, Gaillac, imprimerie Dubourg, 1920 et Avec les Morts, Gaillac, Impr. Moderne, 1922.
    Références : Maltagliati Cynthia, Jean Calvet (1889-1965), l'histoire d'un idéaliste, mémoire de maîtrise, Université de Toulouse II- Le Mirail, 2004. R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 109-110.

    • ESCANDE Mathieu

    Né à Escoussens en 1877, Mathieu Escande est marié et père de deux enfants lorsque la guerre éclate. Mobilisé dans le génie, il reste à l'arrière jusqu'au printemps 1917 pour préparer du matériel pour les tranchées. Dans ses lettres et ses carnets, il raconte cette vie loin du danger.
    Disponibilité : témoignage publié par Jean Escande, Le journal de Mathieu, La guerre de 14 vue par un charpentier de Labruguière, sapeur au 2e Génie, Castres, 1986, 80 p.
    Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 236-237.

    • FERROUL Edouard

    Né à Saint-Suplice en 1889, Edouard est plâtrier lorsque la guerre éclate. Mobilisé dès août 1914, il décrit sa guerre entrecoupée de blessures, dans des cahiers, celle d'un caporal dans l'infanterie. Seuls trois nous sont parvenus, mais ils attestent d'une remarquable capacité d'observation.
    Disponibilité : Les deux premiers cahiers sont publiés dans la Revue du Tarn, n° 225, printemps 2012, pp. 121-156.
    Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 209-210.

    • GRANIER Louis

    Né à Murat-sur-Vèbre en 1886, Louis est issu d'une famille de cultivateurs. Mobilisé dès août 1914 au 47e bataillon de Chasseurs alpins, il est tué le 18 avril 1915 au Reichakerkopf. Il laisse trente-six lettres et cartes postales envoyées à sa sœur et ses parents.
    Disponibilité : L'ensemble des lettres ont été publiées dans les Cahiers du Centre de recherche du patrimoine de Rieumontagné, 2006, 118 p.
    Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 236-237.

    • JULIEN Romain

    Né en 1898 à Murat-sur-Vèbre, ce cultivateur est mobilisé dans l'artillerie en 1917. Il arrive sur le front en janvier 1918 et combat jusqu'à la fin de la guerre. A son retour à la vie civile, en 1920, il entreprend la rédaction de ses souvenirs qui offrent un témoignage intéressant sur la dernière année du conflit.
    Disponibilité : Souvenirs retranscrits dans les Cahiers de Rieumontagné, n° 42, août 1999.
    Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., p. 273.

    • MASCARAS Paul

    Originaire d'Albi, Paul Mascaras entre en guerre comme caporal dans l'infanterie en août 1914, avant de devenir sergent mitrailleur en 1915 et d'intégrer l'aviation en janvier 1918. Il laisse un témoignage riche, composé de deux carnets de route, de 1200 lettres adressées à ses parents et de 200 photographies.
    Disponibilité : Des extraits ont été publiés par le petit-fils de Paul, Pierre Mascaras, dans la Revue du Tarn, n° 188, hiver 2002, pp. 637-656 et n° 196, hiver 2004, pp. 695-710. Par ailleurs, une exposition a été organisée autour de ce soldat par le service départemental de l'ONAC. Catalogue d'exposition, Fragments de Vie, Paul Mascaras, un Albigeois dans la Grande Guerre, Albi, ONAC, s. d., 54 p.
    Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 333.

    • MOULIS Charlotte

    Née en 1891 à Albi, elle est aide de cuisine dans un château en Meurthe-et-Moselle, où elle vit les six premiers mois de la guerre. Dans cette zone à proximité de la zone de combats, elle raconte les premiers mois de la guerre dans ses notes, d'août 1914 à janvier 1915.
    Disponibilité : Témoignage publié. Moulis Charlotte, « Six mois de front inoubliables » dans Récits insolites, Carcassonne, FAOL, 1984, pp. 13-33.
    Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 352.

    • PESCAY Camille

    Ouvrier dans une usine textile de Labastide-Rouairoux, Camille Pescay est mobilisé comme fantassin dès les premiers jours d'août 1914. Son expérience de guerre, qui s'étire jusqu'en 1919, est relatée sur douze cahiers d'écoliers, particulièrement intéressants. Sur la forme comme sur le fond, il se rapproche du témoignage de Louis Barthas.
    Disponibilité : pour plus de renseignements
    Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 373-374.

    • PUECH Jules

    Né à Labastide-Rouairoux en 1879, Jules Puech est issu d'une famille de la bourgeoisie industrielle. Après de brillantes études à Castres, puis Toulouse, il s'engage dans la lutte pour la Paix par le Droit dès le début du XXe siècle. S'engageant dans l'infanterie, il arrive sur le front en juillet 1915. Les nombreuses lettres échangées avec sa femme témoignent des conditions de vie ou des sentiments de cet homme qui finit par être évacué, pour raison de santé, en avril 1917.
    Disponibilité : Publication prévue en 2015, avant un dépôt dans les archives départementales du Tarn.
    Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 386-387.

    • PUECH-MILHAU Marie-Louise

    Epouse et principale correspondante de Jules Puech, Marie-Louise, née à Castres, s'associe très tôt au travail de son mari en faveur de la paix. Outre les lettres échangées avec son mari, entre 1915 et 1918, elle a été destinataire d'environ 700 lettres envoyées par 75 correspondants, pour beaucoup mobilisés, qui la remercient pour ses bienfaits.
    Disponibilité : Les lettres de Marie-Louise, comme celles de Jules, sont en cours de publication et seront déposées aux archives départementales du Tarn. Celles qu'elle a reçu ont été étudiées par Magalie Amiel, Paroles de poilus. Lettres reçues par Marie-Louise Puech-Milhau pendant la Grande Guerre, mémoire de maîtrise, Toulouse-II Le Mirail, 2001, 181 p.
    Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 387-388.

    • ROCACHER Emilien

    Né à Cambon-les-Lavaur en 1882, cultivateur à Marzens, Emilien Rocacher est marié et père de deux enfants. Au front en octobre 1914, dans l'infanterie, il est tué en février 1915. Dans ses nombreuses lettres à sa femme, Emilie, il se préoccupe de la vie quotidienne pour ses proches restés à l'arrière.
    Disponibilité : Extraits publiés dans Bloqué Philippe, « La guerre d'Emilien Rocacher », Revue du Tarn, n° 196, hiver 2004, pp. 636-657.
    Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 396-397.

    • SIC Désiré

    Originaire des Basses-Alpes, Désiré Sic s'engage en 1904, à 19 ans, au 7e régiment du Génie à Nice. Promu sergent, il part en 1912 pour le Maroc en guerre et, à la mobilisation d'août 1914, rejoint la France avec son unité, la compagnie 19/2 du Génie.Il participe à de nombreux combats, notamment à l'offensive du Chemin des Dames. Cet officier du génie livre un témoignage précieux : outre des carnets de guerre, il prend, entre juillet 1915 et mai 1917, près de 1500 clichés représentant la vie quotidienne des soldats, les aménagements et les équipements militaires.
    Disponibilité : Les Archives départementales du Tarn proposent une exposition de ces photographies du 15 janvier au 30 avril 2014 et un ouvrage est en préparation. Pour en savoir plus...

    • TAILHADES Fernand

    Né à Mazamet en 1885, Fernand travaille comme contremaître dans une usine de délainage en 1914. Marié, père d'une petite fille, il est mobilisé en août 1914 dans l'infanterie. Blessé et capturé en juillet 1915 par les Allemands, il raconte cette expérience dans un carnet de guerre.
    Disponibilité : Les archives du Tarn conservent une photocopie de son manuscrit de 24 pages, également publié dans Birnstiel Eckart et Cazals Rémy, Ennemis fraternels 1914-1915, Hans Rodewald, Antoine Bieisse, Fernand Tailhades, Carnets de guerre et de captivité, Toulouse, PUM, 2002, pp. 155-177.
    Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 416-417.

    • VIDAL Albert

    Né à Mazamet dans une famille de la bourgeoisie lainière, Albert Vidal aspire à mener une carrière littéraire avant-guerre. Volontaire en janvier 1915, il sert principalement dans des armes auxiliaires, conduisant par exemple les camions ravitaillant Verdun en 1916. Il raconte son expérience de conducteur, peu exposé au danger, dans « Loin des tranchées, Journal d'un embusqué ».
    Disponibilité : Archives départementales du Tarn (141 J). Son témoignage a été publié par R. Cazals, Le jeune homme qui voulait devenir écrivain, Toulouse, Privat, 1985, 255 p.
    Références : R. Cazals (dir.), 500 témoins..., pp. 437-438.

     

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