Déploiement du plan académique Filles et Maths

Dans l’académie de Toulouse, les filles restent encore moins nombreuses que les garçons à choisir les mathématiques et les filières scientifiques, malgré de bons résultats scolaires. Le plan « Filles et maths » vise à comprendre ces écarts et à agir dès le plus jeune âge pour encourager l’ambition et la persévérance des filles dans ces disciplines.

Constats académiques

Apprentissages et stéréotypes dès le plus jeune âge

  • Des écarts de performance apparaissent dès le milieu du CP en mathématiques.

  • Les filles développent moins de confiance en leurs capacités et intériorisent le stéréotype de moindre performance dès l’âge de 6 ans.

Ces représentations influencent progressivement les choix d’orientation et la projection dans les carrières scientifiques : à chaque palier d'orientation, la proportion de filles diminuent, c'est le phénomène du "tuyau percé" :

  • Enseignement de spécialité mathématiques : 60 % des filles le poursuivent en première, 35 % en terminale.
  • Filières industrielles : 9,1 % de filles s'orientent en STI2D, 17 % en bac pro spécialité production, 13 % en STS production

Dans l'enseignement supérieur, la proportion de femmes dans les filières scientifiques n'évolue quasiment plus depuis 2010.

Meilleure réussite scolaire pour les filles

Les filles ont un meilleur taux de réussite et de mentions au Diplôme National du Brevet (DNB) et au Baccalauréat :

  • Au DNB : meilleures notes en français, résultats équivalents en mathématiques et sciences.
  • Au baccalauréat général : résultats supérieurs en français, humanité littérature et philosophie et SVT, écarts faibles en mathématiques et physique-chimie, résultats plus faibles en NSI et SI.

Malgré cela, elles se détournent davantage des spécialités scientifiques au lycée.

Orientation après la troisième

  • Après la troisième, les filles s’orientent davantage vers la seconde générale et technologique : 7 filles sur 10 contre 6 garçons sur 10.
  • Au lycée général à la rentrée 2024, 60 % des filles de première ont suivi l’EDS mathématiques contre 78 % des garçons. Les filles abandonnent plus souvent cette spécialité entre la première et la terminale (39 % contre 30 %). Elles sont deux fois moins nombreuses à associer l’EDS mathématiques à l’option mathématiques expertes (12 % contre 28 %).

Poursuite d'études dans le supérieur

En 2024, dans l’académie de Toulouse : 98,3 % des filles de la voie générale souhaitent poursuivre leurs études contre 97,7 % des garçons. 87 % des filles les poursuivent réellement contre 85 % des garçons.

Les filles représentent 56 % des étudiants de l’académie mais elles restent moins présentes en classes préparatoires (CPGE) :

  • En 2024, 24 % des filles formulent un vœu de CPGE contre 32 % des garçons.
  • Parmi elles, 52 % demandent une CPGE scientifique (contre 71 % des garçons) et 44 % acceptent une proposition d’admission (contre 58 % des garçons).
  • Finalement, 9 % des filles sont inscrites en CPGE contre 13 % des hommes : elles représentent 34 % des effectifs en CPGE scientifiques, 76 % en CPGE littéraires et 49 % en CPGE économiques.

Objectifs du plan Filles et Maths

Changer les représentations

  • Promouvoir une pédagogie égalitaire et des pratiques de classe pour corriger les biais de genre ancrés dans les gestes professionnels.
  • Faire intervenir des rôles modèles féminins (scientifiques, ingénieures, étudiantes) afin d’inspirer les élèves et de diversifier les modèles d’identification.
  • Mettre en place une politique de tolérance zéro contre le sexisme.

Agir à tous les niveaux du parcours scolaire

  • Intervenir de l’école primaire au post-bac, à chaque étape.

Mettre en œuvre des actions volontaristes à court terme

  • Fixer des objectifs cibles en lycée et en CPGE.
  • Valoriser les projets portés par les établissements.

Ces objectifs doivent permettre de répondre à des enjeux multiples : démocratiques, sociaux et économiques.

Mise à jour : avril 2026