Devoir de mémoire : des lycéens de l'académie de Toulouse visitent le camp d'Auschwitz

Le lundi 29 novembre, 140 lycéens se sont rendus au camp d'Auschwitz-Birkenau en Pologne, accompagnés de Mostafa Fourar, recteur de l'académie de Toulouse, et Kamel Chibli, vice-président en charge de l'éducation et de la jeunesse. Cette journée s'inscrit pour les lycéens dans le cadre d'un " parcours mémoires et citoyenneté ".

Chaque année, en partenariat avec le Mémorial de la Shoah, la Région Occitanie et l'académie de Toulouse organisent pour les lycéens cette journée dédiée à l'histoire. Le camp d'Auschwitz-Birkenau est un camp d'extermination dans lequel ont été assassinés plus d'un million de personnes entre 1940 et 1945. Ce camp est devenu un lieu de mémoire qui témoigne de l'atrocité de la guerre et de l'Holocauste, génocide ayant causé la mort de plus de six millions de personnes.

Cette visite s'articule dans la continuité pédagogique du travail mené en classe par les élèves et leurs enseignants :

  • Pour les élèves du lycée Henri Matisse de Cugnaux, le projet avait pour but de mettre en perspective les traces locales de la Seconde Guerre Mondiale. Le point de départ de leur travail de recherche était la plaque commémorative inaugurée en gare de Portet-Saint-Simon qui rappelle que les 8, 10 et 24 août 1942, 910 personnes dont 161 enfants, ont été déplacés vers des camps de transit puis vers Auschwitz. Les élèves ont ainsi pu étudier ces convois depuis leur constitution jusqu’à leur point d’arrivée, et prendre concrètement conscience, le jour de la visite du camp, du devenir de leurs occupants.
  • Les élèves du lycée Bellevue d'Albi ont étudié l’histoire locale des déportés du Tarn, à partir des documents des archives départementales, qu'ils ont contextualisé à une échelle plus globale, le système génocidaire et concentrationnaire nazi, au travers du cas d’Auschwitz-Birkenau.

  • Pour les élèves du lycée Gallieni de Toulouse, cette journée a été l'opportunité d'une réflexion globale sur les thèmes du racisme, de l’antisémitisme et de l’articulation entre mémoires et histoire.